le monde d'Ivan

04 novembre 2009

Identité nationale: on touche le f(r)ond.

Cette fois, je ne peux m’empêcher de reprendre la parole, ne serait ce que brièvement. Un débat sur l’identité nationale, et ce dans les préfectures! J’ai vraiment l’impression de vivre un cauchemar ou, à minima, un bien mauvais rêve. Tout d’abord, le sujet me parait sentir le vieux camembert d’antan, celui qu’on brandissait avec la baguette et le béret, bref, la France qui vole pas très haut et ne sent pas très bon… Quant aux lieux choisis… Les Préfectures??

À quoi ça vous fait penser vous? Personnellement, dès que je prononce le mot, j’imagine de belles queue-leu-leu devant de sympathiques guichets, les boulets et l’incohérence administrative, la paperasse, les papiers, le stress du pauvre gars qui se demande à quelle sauce il va être cuisiné… A part la cuisine, rien à voir avec ce qui pourrait représenter une belle image de la France. On ne pourrait pas faire un débat sur les valeurs de la France, je cite au hasard, la France des Lumières, la France terre d’asile, la France des idées et de la création… Et pourquoi ne pas choisir la Sorbonne, la Cité du patrimoine, le palais de Justice, le Conseil d’Etat ou le Conseil constitutionnel à Paris, et, en province, des musées, des bibliothèques, des universités? Ah, les idées de nos hommes politiques, je n’y comprends vraiment rien … Je me demande s’ils parlent la même langue que moi…

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27 septembre 2009

Pittsburg: un nouveau G?

Quelle belle annonce à Pittsburg! On n’en attendait pas moins: désormais la plupart des questions économiques seront traitées dans cette enceinte plutôt que celle du G8! C’est vrai qu’avec son surnom de « club des riches » ça commençait à faire pas très démocratiques, les petites messes basses entre nous… Alors discutons de cela entre tous, le G20. Première démonstration de cette pratique de partage: on discute des traders, des bonus, des règles de bonne conduite financière, de la fraude fiscale et des paradis fiscaux. Autant dire que ça intéresse beaucoup les plus pauvres! Le bonus des traders, c’est justement leur souci numéro un…

Bien sûr, on pourrait aborder les questions du cours des matières premières, des transferts de technologies, des mesures protectionnistes… Mais, ça, c’est du détail. La priorité, quand on est à vingt pays, c’est de savoir combien notre voisin trader va s’en mettre dans les poches. On ne sait jamais, ça pourrait gravement compromettre l’économie mondiale! Passons sur l’intérêt et l’impact des décisions molles prises dans ce secteur, sur les nombreux articles qu’on peut glaner dans les journaux et qui soulignent que, même dans leur champ d’action privilégié, à savoir les finances, les pays riches n’ont pas vraiment réussi à pondre un œuf…

En tous cas, avec ce sommet, on a compris quelque chose: si les problèmes sont certes débattus à 20, on sait néanmoins dès à présent qui maîtrise l’ordre du jour: discuter tous ensemble d’accord, mais pas de n’importe quoi! On ouvre la porte du sommet mais on coupe le micro, pas de trublions, pas de sujets qui fâchent. Si la démocratie c’est ça, je commence à présent à comprendre bien des choses.

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21 septembre 2009

Back in White!

J’avais décidé d’arrêter ce blog que je suis quasi le seul à lire… Mais les évènements m’ont fait un clin d’œil, et comme ces petits signes sont les facéties de l’existence, je réponds: présent! Eh oui, l’actualité m’a pris à revers par mon point faible: le lait. Hummmm. Qu’est-ce que je vois à la télévision? Du lait déversé à gros débit par terre! Rien de tel pour me faire tourner le sang. A la maison, quand mon « adorable » sœur flanque son lait par terre, c’est le crime de lèse majesté! Alors -normal- question à maman… Réponse étonnante: je n’y comprends pas grand-chose et je peux te dire qu’à mon époque (sortez les archives), on parlait déjà des « montagnes de lait et de beurre » de la CEE, pendant que le reste de la planète crevait de faim.

Trente ans plus tard, progrès zéro. Ça laisse rêveur sur les capacités de mes ainés à résoudre les problèmes. Voyons, les producteurs veulent qu’on achète leur lait plus cher. Moi je suis d’accord, et mes copains aussi. Mais -parait-il- les grosses productions italiennes ou danoises cassent les prix avec leur méga quantité. Les gros cassent les petits? J’ai déjà entendu ça, il me semble… Logique, c’est la loi universelle de la pesanteur. Mais si on fait intervenir la qualité, small pourrait devenir beautiful: On pourrait imposer des normes de qualité strictes, mais pas seulement du produit (le lait) mais de sa généreuse donatrice (la vache, au cas où certains l‘auraient oublié): imposer l’obligation d’élever la vache dans des conditions respectables, voire d’épanouissement pour ce sympathique animal, un espace vital correct, de la bonne herbe non polluée -et je pense malheureusement au scandale de la mozzarella à la dioxine- bref tout ce qu’il faut pour rendre une vache heureuse, critères en général remplis par les petits producteurs qui font le bon lait et le bon fromage de mes vacances… Les quotas, les prix fixés paraissent un peu dépassés, mais le respect de la nature et des animaux, c’est pas « has been »!

Le lait: l’aliment le plus naturel, le moins sophistiqué, le plus évocateur du miracle de la vie… Qu’il soit l’objet d’enjeux inextricables créés par les hommes, et bien vraiment c’est que les hommes ont raté leur projet de société! Et lorsque j’entends qu’il est nuisible que les pays occidentaux exportent leur lait (ou le donnent) aux pays du sud, je m’étonne. N’est-il pas logique que les pays de la pluie, de la pelouse et des vaches grasses fournissent les pays où règnent les cailloux, la jungle et les vaches maigres? Ce qui est choquant, c’est plutôt l’absence de transfert de technologies -aujourd’hui concédé peut-être pour une arme de guerre, le rafale (quel progrès)- cette carence qui freine et rend dépendant pour l’exploitation des ressources naturelles, le développement du savoir qui libère des contraintes spatiales et climatiques… Le lait, le premier problème de la vie, on cherche toujours à le résoudre…

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29 juillet 2009

Sans complexes!

J’ai remarqué que les hommes et femmes politiques, désignés pour nous gouverner, n’avaient que peu de complexes… Ils s’expriment librement , sûrs d’eux, eux qui sont pourtant conseillés par pleins de conseillers. Et ils n’ont pas peur de leurs dires: la burqa, quel problème! Légiférons ou, tout au moins trouvons une solution pour cette gifle à la face de la République!

Réponse aujourd’hui: très peu de burqa en France (dans les 300?), le problème fait Phsiitt….

Le partage de la valeur ajoutée! il faut appliquer la règle d’un tiers, un tiers , un tiers!

Réponse: Le rapport Cotis montre qu’il n’y a en réalité pas réel problème de ce côté là, puisque la part des salaires constitue à peu près 67% de cette fameuse valeur ajoutée. Ajustement par conséquent marginaux à prévoir… J’imagine que le gouvernement doit attendre un véritable cataclysme pour la grippe A compte tenu de ses annonces sur l’impact national de la crise (voir la déclaration du ministère du travail) et des alertes de la Rose Roselyne… Sinon, ça risquerait de faire tâche…

Bien, quand on fait le bilan - sans compter bine sur les perles du genre « la table ronde des rappeurs » - ça fait beaucoup de déclarations pour pas grand-chose… Et quand on se souvient du recul sur la réforme du lycée, des ridicules soubresauts d’Hadopi, on se dit qu’il n’y a que le bouclier fiscal d’assez solide pour résister. Et je ne vous dit pas ce que j’attends pour la rentrée (comme ça vous me lirez peut-être encore!) .

Alors, compte tenu de toutes ces déclarations et fausses bonnes idées, je me paie le luxe d’une petite idée de rien. Puisqu’on parle beaucoup de la taxe carbone et d’amorcer « une mutation du mode de vie » , parlons de cela:

Il est bien connu que primo, les français sont favorables à une protection de l’environnement , et que deusio, ils préfèrent ne pas payer du tout plutôt que payer-puis -recevoir, par le biais d’un mécanisme compliqué qui les oblige à sortir puis rentrer leur porte monnaie, eux qui n’aiment pas y toucher.

On pourrait alors définir un nouveau label « environnement » : Il serait décerné à tout groupement (entreprise, association…) qui proposerait et justifierait d’une prestation « verte » par le biais d’ un équipement spécifique, ou d’une offre de personnels pour remplacer des machines… (comme cela existe déjà pour certaines dépenses des particuliers - crédit d’impôt pour les chaudières, chauffage, double vitrage, récupération des eaux pluviales, calorifugeage- ), mais étendu et généralisé à tout secteur, défini de manière ouverte, la seule condition étant l’apport positif pour l’environnement. D’ailleurs beaucoup de chercheurs travaillent sur des solutions écologiques mais celle ci sont mal connues. Ces inventions prendraient de ce fait une place majeure dans la société. Lorsqu’un particulier ou une entreprise aurait recours à ces groupements labellisés, ils gagneraient des points verts à inscrire en déduction sur sa feuille d’impôt. Un exemple : une entreprise utilise moins d’emballages ou des emballages recyclables : un point label vert. Un agriculteur diminue l’utilisation de pesticides : un point label vert. Un autre embauche pour remplacer une machine : un point label-vert … Des filtres à air installés, des économiseurs d’énergie… Bref, je fais confiance à nos chercheur pour mettre en œuvre moult astuces !

Au bilan : tout le monde, entreprises et particuliers, serait incité à recueillir des points label vert, ce système serait clair, juste et souple, car chacun pourrait agir sur le créneau qui lui est favorable (le rural continue à utiliser sa voiture mais recycle ses déchets, limite les pesticides, l’urbain prend son vélo, l’entreprise supprime ses emballages de yaourts…). On agit pour la planète, effectivement il n’y aura pas de rentrée d’argent mais il s’agit de modifier les comportement et non de renflouer les caisses de l’Etat, sous couvert de vert… Et les petites entreprises innovantes en écologie seront sur le haut du pavé ! … Une sortie de la crise « par le haut »!

….Bon, je vois, avec mon histoire de points verts, vous allez me dire que je ne suis pas sorti de l’école… Mais ça fait du bien de parler sans complexe!

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19 juillet 2009

Secret story.

Encore quelque chose de pas très logique : je lis dans le journal : l’extension du secret défense adoptée… Ce ne sont plus seulement les documents qui seront classés " secret défense " mais des lieux entiers, fixés sur une liste publique (magnifique concession de dernière minute). Mais je croyais que l’apanage de la démocratie était justement la transparence et, par conséquent, le recul de tout secret ! Je pensais que la perestroïka et la glasnost (transparence) permettaient de faire tomber les dictatures ! Alors expliquez moi pourquoi, en France on étend le secret défense à des lieux ? Déjà, je trouve que pour les documents cela est contestable, mais alors pour des lieux entiers… On veut stocker des cadavres dans un placard ou quoi ? Ah, la raison d’Etat ! C’est vrai que ses magouilles permettent des fiascos comme on en a vu au Royaume-Uni, à savoir les " mensonges " sur la force de destruction massive de Saddam Hussein et tout ce qui s’en est ensuivi (guerre et crise de confiance)… Ces zones d’ombres permettent aussi de soulever la question des rétro commissions puis de laisser pédaler les juges qui enquêtent en leur interdisant les moyens d’accéder aux documents essentiels. Cela crée des imbroglios internationaux comme pour l’attentat de Karachi ou les moines de Tiberine où le doute s’installe. C’est tout bénef, en effet, pour les pouvoirs en place. Mais moi, lorsque je vote, je délègue ma parcelle de souveraineté à la nation, et j’ai besoin de savoir, d’avoir confiance dans l’efficacité de la justice. Et non ! Secret défense ! Je veux bien être trop abruti pour comprendre les subtilités de la diplomatie et des enjeux stratégiques mais j’aimerais que plus compétents que moi puissent s’y intéresser et m’en rendent compte. Le vote n’a jamais été un blanc-seing, une remise totale à l’exécutif qui garderait comme un cerbère l’accès aux lieux qu’il dit infréquentables et marqués d’une belle pancarte "ARRIERE, SECRET DEFENSE" !

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17 juillet 2009

Niveau zéro.

Ah ! la politique… C’est mieux que les novelas ! J’ai hâte de connaître la suite … Les petits mots doux, les lettres assassines. " Si tu te comportes comme ça, va-t-en ! "… " Puisque c’est comme ça, je reste " et, cette fois, on se dispute pour garder les enfants. Comme ils sont beaux : Martine, l’air courroucé du pigeon ramier à qui on a volé son œuf et Manu, la main sur son sabre laser ! Non vraiment, c’est chouette, même si c’est un peu répétitif, un peu facile et superficiel, mais ça aussi c’est plaisant. Ne me dites pas que ça ne vous fait pas plaisir d’arrêter de penser à la question palestinienne, à la politique au Liban, à la gestion de la crise dans le monde, tous ces problèmes dont on a peu l’espoir de trouver une solution… Alors que là, on peut arbitrer. Moi, je mise cent sur Vals et moi, grand intellectuel, mille sur Aubry, elle au moins, elle les tient par les couilles ! Et ça repart de plus belle " Pars, la porte est ouverte, je referai ma vie sans toi ! "…. "  Nos amis te tourneront le dos ! " … On en pleurerait ! C’est sûrement la période estivale qui nous permet d’avoir le meilleur cru du Parti Socialiste. Le débat est vraiment tombé sous les pavés. J’attends avec impatience les vendanges de la rentrée. Moi ça ne m’étonne pas trop que les Verts et autres courtisés aient tourné le dos à la charmante invitation de Martine. Je vois mal Cohn Bendit compter les coups ou tenir la chandelle en fonction des aléas du couple. Car cette fois, c’est certain, tout est clair : - Vous venez au Parti mais vous ne l’ouvrez pas. A la maison, tout le monde pense pareil et maman ne tolèrera pas une nouvelle coupe du petit ou un percing sur le nombril !

C’est l’été, chaleur torride sur la plage, on est bien au niveau de la mer, et si la consigne était " pas de vagues " (tiens cette expression me rappelle quelque chose…) , et bien , c’est raté !

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Le poids des mots.

Méfiance, méfiance…Je n’y comprends plus rien. A l’école, on me dit qu’il faut aider les autres, et aujourd’hui je vois que M Besson évoque à nouveau la question du " délit d’aide au séjour ". Mais la complexité de l’affaire ne s’arrête pas là, car le même ministre déclare aussi que personne n’a jamais été condamné pour " aide au séjour ", que seuls ont été poursuivis ceux qui avait commis une autre infraction à cette occasion, travail clandestin, trafic d’êtres humains … Mais alors , pourquoi garder cette infraction " d’aide au séjour " si les gens ne sont pas poursuivis au final pour cela ? Réponse de M Besson (à France Inter le 24 juin 2009), qui déclare en substance que si la notion de profit était exigée pour les poursuites, cela reviendrait à mettre à l’abri des passeurs s’organisant en associations à but non lucratif et qui en réalité pourraient se livrer à ce trafic. Il ajoute : 90% des versements d’espèces ont d’ailleurs lieu dans le pays d’origine. Curieux comme argument ! S’il suffisait d’effectuer tous les versements crapuleux hors du pays pour qu’ils ne soient pas pris en considération par la justice, beaucoup d’affaires partiraient au panier et la carrière de délinquant serait prospère. D’ailleurs mon herbe, je la paie au Maroc… Je plaisante, à huit ans, je ne fume pas encore ! Reprenons : S’il est prouvé qu’une association participe à un trafic d’êtres humains, on ne voit pas pourquoi leur statut et leur objet " à but non lucratif  " les protègerait des poursuites. On a déjà vu des associations mises en cause en France, me semble-t-il, lorsque leur activité relève d’une qualification pénale ! Et puis, s’il y a transport de clandestins, dans des conditions déplorables, on se situe déjà dans l’illégalité, même sans versements d’espèces… Autre réponse de M Besson : certaines personnes sont interrogées par la police car elles apparaissent dans la nébuleuse du trafic, mais lorsque l’on détermine qu’elles apportent de l’aide sur le plan humain, la procédure s’arrête à leur encontre. Il faut croire que pour M Besson, c’est tout à fait bénin d’être placé en garde à vue, un mauvais quart d’heure à passer qui peut durer 48 heures parce qu’on a tendu la main à un gars… Alors ? Moi j’ai des idées simples et je pense qu’il faut appeler un chat un chat, sinon on y comprend plus rien. L’aide ne doit pas être pas dans la sphère de l’illégalité. Sinon, on apprend à fermer les yeux sur la misère, à fermer sa porte sur la détresse, à fermer les yeux sur le monde au delà de la sphère de son foyer, son réfrigérateur et de l’écran de sa télévision (mais c’est peut-être ce que l’on attend de nous, la vision large et les mouvements collectifs, c’est toujours un peu effrayant). Lorsque l’aide devient illégale, elle doit porter d’autres noms : complicité qui est en soit une aide pour un délit par fourniture de moyens, association de malfaiteurs et autres participations à un trafic d’êtres humains… Mais pas cette expression d’aide au séjour, d’autant que le droit pénal est d’interprétation stricte, c’est à dire qu’il ne laisse pas de marge à l’interprétation !

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15 juillet 2009

Garden party.

Ah, heureusement qu’il y a internet pour nous montrer de petits extraits de cette fabuleuse garden party à l’Elysée, pour nous, les petits, exclus de cette belle fête ! Ça fait bien oublier la crise et ses désagréments, foin de questions fâcheuses et la suppression de l’interview traditionnel aide en la matière. Grand moment républicain, ce jour de célébration de la prise de la Bastille et de la refondation du Droit ! Sur la vidéo (express.fr) nous voyons se pavaner Jean Tibéri ou Patrick Balkany qui montre toutes ses dents. Des délinquants qui côtoient les ministres et élus, ça c’est de l’Egalité ! Tout le monde à la même enseigne, casier judiciaire ou non ! Mais enfin, cette mention disgracieuse ne vous empêchera pas de vous goinfrer de petits fours aux frais de la République. C’est ça la Fraternité ! Avec un peu de chance vous aurez même la chance d’apercevoir Carla Bruni en plastron Chanel ou Nadine Morano qui se croit aussi au défilé et pose longuement sur les marches recouvertes d’un tapis rouge … Parce qu’en France, le plus important, ce n’est pas le casier mais les relations. Oui, ma chère, un bon carnet d’adresses efface sans problème la grosse tâche au casier… Et même la révolution n’y a rien changé. D’ailleurs, comme c’est bon de s’asseoir sur un droit rabat joie ! Qui irait évoquer au milieu d’une dégustation républicaine que la France a été condamnée pour ses conditions de garde à vue et rappeler que lesdites cellules (et la souricière) sont encore trop souvent jonchées d’excréments, que là bas, si les sandwichs n’arrivent pas toujours, la fouille reste approfondie… Non, quand même ! Restons au lumineux sourire de M Tibéri, condamné en première instance pour fraude électorale, le plus grave crime possible contre la République, emblème parfait de l’impact de la décision judiciaire. Alors ne me dites pas que vous, votre casier vous empêche de trouver du boulot !

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14 juillet 2009

Sale pute?

On nous en fait toute une histoire sur ce concert de Orelson ! Après Ségolène Royal qui veut confisquer la subvention, voilà Fadala Amara qui met son grain de sel ! Il faut interdire ou ne pas interdire? Grosse prise de tête de Fadala Amara : Le discours de la gente dame : "  moi, je suis pour la liberté d’expression mais je vais réunir une grande table ronde avec tous les rappeurs  " ( France 2, journal de 20 h)… Bravo, nous voilà bien avancés ! Et puis, n’est ce pas un peu contradictoire d’être pour la liberté d’expression et, dans le même temps, vouloir réunir les rappeurs ? Pour leur dire quoi ? Qu’il faut penser comme ci ou comme ça, mais pas trop comme ça et plutôt comme ci, prenez exemple sur le bon camarade là bas qui rappe politiquement correct , lui au moins, il ne pose pas de problèmes… La liberté d’expression, certes, mais telle que définie ici même, dans le bureau du ministre s’il vous plaît. C’est sympa, la table ronde, on discute, on se rebelle ou on s’écrase en fonction du rapport de force, en général ça sert pas à grand chose mais ça montre qu’on est de bonne volonté, ouvert à la discussion, un bon gouvernement cool… Je pensais, pourtant que nous étions dans un Etat de droit dont le fondement est " tout ce qui n’est pas interdit est autorisé ". Dans ce cas précis cette question relève du juge (en référé, éventuellement, pour aller vite) et non du ministre. C’est très simple, ce qui est interdit, c’est l’incitation à la haine, à la violence, les propos racistes , homophobes ou antisémites… etc – je laisse le juge dire la loi. Si cette chanson entre dans ce cadre, c’est comme pour tout propos, elle sera interdite. Si le juge pense que la ligne rouge n’est pas franchie, alors, allons y pour la liberté d’expression ou la culture (en fonction des goûts). C’est un peu le même débat que l’exposition " à corps ouverts " qui déballait des tranches de cadavres d’origine douteuse sous couvert de culture… On peut dire que pour ce genre de questions, il y a des précédents. Alors la table ronde là dedans, je ne vois pas trop… Pour faire semblant d’avoir une idée ? Enfin si les conseillers du Ministre et elle même pensent…

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06 juillet 2009

Futuroscope

Et voilà, c’est les vacances. Pendant un mois, je serai casé ci et là, puis je partirai à la mer ou à la montagne et quand viendra la rentrée, je suis sûr que tout aura changé: les mamans pourront aller chercher leur enfant (moi, hé, hé…) tous les jours à l’école. Les petites sœurs - même insupportables - trouveront sans problème une place de crèche; on pourra facilement faire du sport -foot, athlétisme, judo, danse et autres-, du dessin ou de la musique sans que les mamans - et rarement les papas - ne soient obligés de prendre un 80 %. Mon grand frère ne s’arrachera pas tous les cheveux parce que le numérus clausus l’a cantonné à la profession de dentiste alors qu’il voulait faire médecine, qu’il était vraiment motivé et loin d’être inapte à soigner ses congénères au-delà du râtelier… La pression durant les études laissera place à l’intelligence et l’épanouissement, les actes seront en adéquation avec les paroles. Voilà, j’ai bien compris que c’est pour ce monde là que mes parents travaillent, un monde qui génère à la fois l’embauche et le temps de vivre et non pour avoir un intermède de lavage de cerveau au bord de la mer.

Alors vivement la rentrée!

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